— Présentation

L’homme est un nomade. L’homme clown comme les pre­miers hommes, renoue avec la tra­di­tion de l’homme de par­courir le monde à la recherche d’oasis, de pâturages ou de gise­ments pré­cieux, avide d’autres nour­ri­t­ures, d’autres espaces et d’autres regards. Comme les pre­miers hommes, le clown trans­porte avec lui ses outils et ses rêves.
Le chapiteau des Nou­veaux Nez est le simple héritage de ce vieil instinct de santé humaine : aller voir ailleurs tout en gar­dant ses racines. Les Nou­veaux Nez sont nés au cirque et pour leurs quinze ans ils retrou­vent leur cirque.

Du désor­dre des soli­taires à l’harmonie des sol­idaires

Ils sont douze artistes sous cette toile rayée de jaune et de rouge, à tenter de réin­ven­ter le vent de l’exploit et du rêve, de l’équilibre et de l’apesanteur, du rythme et de la peur, des cas­cades et de la musique, sous le chapiteau d’harmonie d’un escar­got en couleur. 

C’est le cirque…

Car c’est le grand chaos, on tourne en rond, on ne sait d’où ça sort et où ça rentre, si c’est déjà fini… ou à peine com­mencé…
On vient de voir des garçons de piste, des musi­ciens, et ils devi­en­nent por­teur, voltigeur, funam­bule, acro­bate sur vélo, cas­cadeur ou magi­cien d’équilibre… On a pris des femmes de ménage, et elles se met­tent à chanter ou à danser… On avait un tram­polin­iste du bicy­cle, on se retrouve avec un homme des bois sorti du fond de la préhis­toire.

… Et ce sont les Nou­veaux Nez…

Car ils ont con­servé avec eux leurs malles de voyage et leurs couleurs d’enfance.
Ils ne sont plus que trois, comme leurs trois entrées de piste. C’est un trio de clowns soli­taires. Ils assurent le tempo, la musique, sur­veil­lent tout mais ne con­trô­lent rien. Ils veu­lent que leur manège tourne, vive, monte et descende, souf­fle la fête et frôle la cat­a­stro­phe…, et essaient de main­tenir haut la ten­sion de leur trois mâts dressé soudain en pleine mer cir­cassi­enne après quinze ans de voy­ages, ter­restres et fab­uleux.

Félix Tampon en Auguste Loyal désopi­lant et désor­donné, qui cherche à tout prix à tenir le cap d’un chemin de piste qui tourne fou,
Georges Pétard en servi­teur exclusif, en homme-orchestre de l’ombre, en auguste, bête de cirque docile, tou­jours au bord de sa niche piste entre le rire et le drame,
Madame Françoise en étoile filante et beltégeuse, qui ajoute de la poudre au désor­dre, de la fumée au vent, des ailes à la voile et du verbe à la tragédie…

Quand ils se retrou­vent seuls, à deux ou à trois, dans le cercle rouge de la piste, au bord du naufrage, on est tenté de lâcher les eaux, car grâce à eux on se sent gonflé de vie, comme sur une bouée de sauve­tage. Il faut dire que la lumière de cette tour de Babel en col­i­maçon est ali­men­tée magis­trale­ment par les 9 autres artistes qui tels des rois mages appor­tent ce jour là aux Nou­veaux Nez et au public des cadeaux pré­cieux et écla­tants, à l’image de ces pier­res trans­par­entes d’un lustre d’un autre âge qui descend du ciel de ce chapiteau tout nou­veau, et pour­tant déjà fam­i­lier, comme un sapin de Noël. Comme pour nous sig­ni­fier : « c’est ter­miné, c’était un spec­ta­cle, c’était un cirque, peut-être l’avons-nous rêvé… »

André Riot-Sarcey

— Distribution

Direction artistique

André Riot-Sarcey, Nico­las Bernard, Rose­line Guinet, Alain Rey­naud

Mise en piste

André Riot-Sarcey assisté de Pascal Rousseau
sur une pre­mière mise en piste de Nico­las Bernanrd

Artistes

Clowns — Les Nou­veaux Nez :
Nico­las Bernard (Georges Pétard), Rose­line Guinet (Madame Françoise), Alain Rey­naud (Félix Tampon)

Avec :
Manu Cor­nuel, musi­cien
Raquel Esteve (Reme­dios), clown, chanteuse
Serge Huer­cio, acro­bate sur cycle
Sébastien Lhom­meau, fac­to­tum
Aurore Lio­tard, acro­bate
Isabelle Quinette (Nina), danseuse, chanteuse
Jacques Schnei­der, arti­san recy­clé
Antoine Thirion, acro­bate
Marc Vergeau, funam­bule

Direction musicale

Nico­las Bernard

Création lumière

Hervé Gary

Costumes

Patri­cia de Petiville assistée de Peggy Sturm

Scénographie

Marie-Odile Roux

Construction

Alex Nabet

Direction technique

Jean-Philippe Pernin

Création, et régie son

Philippe Gonna­chon

Régie lumière

Lorenzo Graouer

Régie plateau

Simon Mau­rice

— Production

Production et administration

Com­pag­nie VIA (Les Nou­veaux Nez & Cie) — Noëlle Vachon